
Fortune Jean Pierre Nadir – Il a le charme d’un titi parisien, l’innocence d’un enfant et la vigueur d’un homme d’affaires acharné. Son rendement verbal dépasse de loin celui d’un mitrailleur. Après 20 ans à la tête d’Easyvoyage, la société qu’il a fondée, il quitte son poste de PDG et tire sa révérence en tant que générateur d’idées et pionnier de ce qui est désormais considéré comme acquis.
Partir pour revenir, comme il dit. Parce qu’être entrepreneur, c’est avoir créé un scénario qui change la vie. Le risque, comme on dit, vient avec le territoire. Juste ma chance, une rencontre fortuite ! Encore une belle leçon de vie qui attend d’être apprise.
Il s’appelle Jean-Pierre Nadir et il a 55 ans. Aux fins d’auto-définition, je dirais que je suis un entrepreneur en série. Je ne veux pas utiliser le terme “entrepreneur en série”, car c’est un mot à la mode qui a été jeté dans tous les pots.
J’ai lancé ma première entreprise à l’âge de 21 ans et depuis, j’ai créé de nouvelles entreprises, principalement dans les secteurs du voyage et des médias. Pour la simple raison que je possédais un magazine de voyage, j’ai pu réunir les deux.
Pour citer Jean-Pierre Nadir : Exactement. Et je ne pense pas que Gobert m’aimait tant que ça à l’époque ; il m’a probablement pris pour un randonneur et pensait que je n’étais qu’un petit homme qui aimait semer la pagaille. Alors qu’en réalité, j’étais un homme actif et ambitieux essayant de réussir dans un monde déjà difficile.
Pour citer Jean-Pierre Nadir : Cela fait déjà 30 ans. En 1990, j’ai lancé la publication Voyager. Je l’ai vendu en 1999. Puis, en janvier 2000, j’ai démissionné de mon poste et je suis allé travailler pour Easyvoyage. Ainsi, entre les années 1990 et 2020, la presse et internet étaient mes maîtres respectifs.
Jean-Pierre Nadir : C’est un pur hasard. Très jeune, j’ai voyagé. A 16 ans, j’ai travaillé un mois comme pompier dans un service de gare puis j’ai fait escale à la fois à Calais et à Londres. Et puis je suis parti seul en sac à dos en Irlande.
A l’époque, je vivais à Châteaulin dans le Finistère et je ne connaissais absolument pas Michel Salaün. Malgré l’écart d’un an, nous avons partagé un certain nombre d’amis communs. Dans l’ensemble, nous n’avons pas traîné car, tout simplement, nous n’étions pas de la même planète.
Quant à moi, j’étais à l’école publique pendant qu’il était chez les prêtres. Je n’avais pas de tournée, et il ne vivait pas dans une société particulièrement avancée, mais son mode de fonctionnement était en avance sur le mien.
Moi-même, je débordais d’optimisme et j’avais confiance en mes rêves et mes objectifs. Je voulais vraiment voyager et voir ce qui se passait ailleurs. Je savais que si je voyageais et que je voyais qu’il existait de nombreux modes de vie différents malgré le fait que je m’y engageais, je serais en mesure de réfuter non seulement ce système, mais aussi mes propres croyances.
Même si Châteaulin était un peu troué, je me nourrissais de mon temps passé à lire ; alors, ne craignez pas le mot écrit; même si c’est une très jolie petite ville, j’étais un lecteur. Nous étions ici avant l’avènement d’Internet, donc ce n’est pas comme si nous avions un accès illimité aux ressources culturelles. Cela m’a amené à lire pas mal.
En raison d’un divorce précoce, ma mère et moi avons été élevés dans une famille monoparentale. En d’autres termes, elle n’était qu’une enseignante de lycée. Ainsi, chaque année, j’ai voyagé – excusez le lapsus intéressant – j’ai déménagé.
Il s’est avéré que je pouvais survivre par moi-même très rapidement au début, ce qui était bien car j’allais perdre tous mes pots d’ici la fin de l’année.Et puis chaque année après cela, ravivez ces amitiés; ce qui, soit dit en passant, est la raison pour laquelle certaines personnes m’ont trouvé empathique; J’ai appris à évoluer rapidement dans les relations humaines, c’est pourquoi on m’a dit que j’étais empathique.
C’est pourquoi je parle si vite, c’est sûr ! Pour citer Jean-Pierre Nadir : Quand j’étais bébé, ma grand-mère m’a recueilli et élevé dans sa ferme jusqu’à mes six ans, puis j’ai emménagé avec ma mère à Saint-Brieuc.
Nous avons continué notre route vers Carhaix après avoir quitté Brest, puis nous avons continué vers Daoulas et Crozon. Ensuite, je me suis installé à Châteaulin pendant trois ans. Par la suite, je me suis inscrit à un cours de sciences du sport.
Ma mère nous a encore déménagés, cette fois à Concarneau près de la forêt Fouesnant.J’ai été obligé d’y aller dès le départ, mais je n’étais pas préparé. J’ai donc fait un arrêt au stand, une expérience qui m’a beaucoup appris.
En termes simples, vous deviez toujours avoir des connexions très rapides avec les personnes à cet endroit. La première étape est une analyse de la situation au bord de la route : on vous emmène quelque part… ou pas. J’ai réalisé comment je pouvais être capturé.
Alors, déjà, il fallait repérer un point d’arrêt… Ça peut paraître mauvais, mais c’est vraiment appréciable. L’étape suivante consistait à habiller le rôle et à gagner la confiance des gens. Ensuite, dès que vous remonterez dans la voiture, vous aurez une nouvelle connexion avec eux.
J’ai ressenti une sorte d’empathie pour moi immédiatement. En fait, tout petit, en CM1, je vendais des cartes pour l’UNICEF et j’étais le best-seller de toute l’école. Tout le monde m’a donné de l’argent pour que je puisse le vendre.
