Pierre Haroche

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Pierre Haroche – Juncker renoue avec le concept d’armée européenne”, Le Monde,. … Lorsque le président de la Commission européenne évoque l’idée d’une armée européenne, il rouvre un débat en sommeil depuis près de soixante ans, remontant au 30 août 1954, lorsque l’Assemblée nationale française rejeta la proposition d’une Communauté européenne de défense (CED).

2Bien que la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, ait rappelé qu’il s’agissait plus d’une approche à long terme que d’une proposition spécifique pour l’Union européenne (UE), le concept a été largement débattu dans la foulée de son introduction.

Le camp du Brexit a utilisé le spectre d’une armée européenne pour effrayer les électeurs britanniques.Comment la fiction d’une armée de l’Union européenne a contribué à renforcer le soutien au Brexit… Les Premiers ministres tchèque et hongrois ont particulièrement exprimé leur soutien à la création d’une armée européenne à l’avenir.

Le Premier ministre de la République tchèque a soutenu une armée européenne lors de discussions avec la chancelière allemande. Alors que la Coopération structurée permanente de défense (Pesco) négociée fin 2017 par la plupart des États membres est loin de l’intégration complète envisagée par le CED, la Haute Représentante Federica Mogherini n’a pas hésité à établir des parallèles entre les deux épisodes, notant que l’idée d’un syndicat basé sur la défense avait échoué dans les années 1950 mais que l’environnement sécuritaire avait changé et justifiait une nouvelle tentative.

L’armée « ratée » de l’Union européenne renaîtra en 2018. Enfin, un livre détaillant les positions des 28 États membres sur l’objectif déclaré de l’Union européenne de créer une force militaire unifiée a été publié, donnant au débat une réverbération bien plus forte que la remarque d’ouverture de Juncker. aurait pu prévoir.

Co-édité par Hans-Peter Bartels, Anna Maria Kellner et Uwe Optenhögel. En considérant sérieusement les similitudes entre le passé et le présent, cet article propose de réévaluer l’échec du CED afin d’en tirer des leçons applicables au débat en cours.

Cette approche consiste à établir des parallèles entre la situation actuelle et d’autres, puis à utiliser les raisons données pour les échecs précédents pour vous aider à mieux comprendre les difficultés auxquelles vous faites face maintenant.

Pour une illustration de cette idée, voir Julian Lindley – “In French’s the shade of… Il s’agit aussi de clarifier la discussion d’une option hypothétique (l’armée européenne) en examinant les répercussions qui ont fait surface dans le passé lorsque quelque chose de similaire a été sérieusement envisagée.

Les chercheurs qui étudient la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’Union européenne ont souvent ignoré le prédécesseur du CED. D’une part, l’échec du projet donne l’impression que sa conception était prématurée et que son histoire n’a pas grand-chose à nous apprendre sur l’ici et maintenant.

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Momentum et obstacles, par Ulrich Krotz. L’Union européenne ne va pas… Par contre, l’échec du CED s’est produit 45 ans avant le début du PSDC, ce qui laisse penser que les deux contextes ont peu de points communs.

Bickerton, Chris J.; Irondelle, Bastien; Menon, Anand A quoi l’orateur répond, “Safety…. Pourtant, plusieurs aspects concourent à faire du cas de la CED un terrain idéal pour qui cherche à Pour commencer, le CED est le projet de défense le plus ambitieux jamais négocié par les gouvernements européens.

Le plan appelait à la formation d’une véritable armée européenne basée sur une structure de commandement unifiée, un budget séparé, des uniformes et des programmes de formation standardisés, et d’autres caractéristiques institutionnalisées des armées modernes à travers le monde. De ce fait, les défis et les enjeux de l’intégration militaire risquent d’être au centre de cet épisode.

Deuxièmement, le fait que le CED n’ait pas réussi à attirer l’attention des chercheurs est parfois utilisé pour justifier le manque d’intérêt pour le concept, mais cet échec peut paradoxalement s’avérer être un avantage. En conséquence, une comparaison chronologique peut être faite : en 1950, le gouvernement, le parlement et les chefs d’État français soutenaient tous la force militaire proposée par l’Union européenne, mais en 1954, ils s’y étaient massivement opposés.

Les enseignements tirés de cette évolution pourraient fournir des informations précieuses sur le fonctionnement d’une stratégie de défense européenne unifiée.Troisièmement, la France était responsable de la proposition du CED et de son rejet en 1954. En d’autres termes, la France est actuellement le principal acteur de la défense de l’UE (et le sera encore plus après le Brexit). En se concentrant sur l’exemple français, on peut mieux établir des parallèles entre les deux contextes historiques.

Philippe Vial, “Redécouvrir la CED,” p. 12. Despite its limitations and despite being somewhat old, the Aron and Lerner approach has profoundly influenced subsequent work, especially in political science. Thus, Gati describes a discussion in which “passions seem to renverse any rationality” and which “carries not on the complexities of a military treaty but on patriotism and sympathies toward the Germans.”

De Gaulle’s prophet of the Fifth Republic, Brigitte Gati,…. And if Gati is correct in saying that a purely ideological approach won’t do, it’s because he wants to stress that the CED debate has been a test between supporters and detractors of the Fourth Republic.

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