
Ministre Mort Noyé – Le 18 mars 2022, la vérité sur l’affaire Robert Boulin sera disponible en librairie.L’auteur, Gilles Leclair, était policier au SRPJ (service régional de police judiciaire) à Versailles le jour où le corps du ministre du travail et de la participation du gouvernement Giscard a été découvert dans une mare glacée à Sant-Léger- en-Yvelines, proche de Rambouillet.
La partie civile, conseillée par Jacques Vergès, portera plainte auprès de la constitution de partie civile pour homicide volontaire en 1983 ou 1984, et le commissaire Leclair sera chargé de l’enquête.Après la lecture de ces 169 pages, Gilles Leclair met à nu l’horrible vérité sur le ou les procès qui ont eu lieu en 1979, puis en 1983 et 1984.
Lorsque les conclusions d’une enquête approfondie sont publiées dans un livre, avec les inévitables failles que l’humanité l’action comporte, et lorsque les conclusions d’un suicide peuvent être tirées sans détours, l’affaire est close.
Il n’y a plus de place pour les théories qui font sortir les journalistes de leurs tranchées dans des films complotistes comme, disons, “Moi, comme Icare”, mettant en vedette Yves Montand comme l’un des nombreux commandos mystérieux à l’origine d’un crime contre l’État.
Une fois le rideau de vérité levé, il ne reste plus que la disparition tragique d’un homme piégé dans une transaction immobilière trouble. L’un des nombreux ministres qui auraient pu atteindre les plus hauts rangs commet finalement une erreur irréparable.
Agressé par la presse pour un honneur qu’il considérait comme inviolable, Robert Boulin se noie dans un étang de Saint-Léger-en-Yvelines, non loin de Rambouillet. des personnages ordinaires et le genre de noms de famille qu’on s’attendrait à entendre dans un film d’Audiard, et ils ne perdent pas de temps à compter les heures jusqu’à ce qu’ils trouvent le coupable – ou du moins la vérité. La partie la plus importante, en effet !
Dans la vérité sur la mort de Robert Boulin, Gilles Leclair claque la rumeur en plein visage, jette l’assassinat politique dans le mélange et joue un petit jeu d’à-peu-près pour mettre en lumière l’histoire triste et banale d’un travailleur politique solitaire qui refuse d’accepter d’être formé dans la boue.
Écrivant aussi serré qu’une balle de Manurhin
On pourrait presque reprocher à l’auteur de ce livre d’avoir mis toutes les preuves liant le suicide d’un ministre à son inhumation ultérieure « revêtu du tablier blanc de la franc-maçonnerie », comme il est écrit dans le livre.
lui a mis fin à l’espoir complotiste et écœurant que quelqu’un puisse être tué pour des raisons politiques. Les films sont aimés de tous. Mais dans la vraie vie.Pas tellement. Nous avons entendu des rumeurs selon lesquelles Boulin aurait pu révéler des informations préjudiciables sur des politiciens de premier plan. Aucun enregistrement trouvé.
Il rend hommage aux efforts du SRPJ de Versailles, composé de leaders d’opinion respectés et d’enquêteurs impartiaux accusés à tort d’être des « flicards » par un pouvoir politique rival impliqué dans l’affaire SAC, l’affaire Elf, et l’affaire “Françafrique” impliquant Foccart. Une histoire d’amour trop tirée par les cheveux pour se dérouler à Rambouillet.
Néanmoins, plus de questions
Ce livre soulève des questions sur les motivations derrière le refus d’une famille d’accepter les résultats d’une enquête menée de manière approfondie et impartiale.Lorsque la PJ de Versailles a été brutalement relevée de ses fonctions dans l’affaire Boulin en 1984, on peut se demander pourquoi la police judiciaire de Paris n’a pas pris contact avec ses homologues des Yvelines.
Il y a encore lieu de s’interroger sur la guerre des services (gendarmerie contre police) qui se joue pleinement ici, avec son lot d’erreurs de débutant dans la vérification des faits que même les meilleurs avocats commettent.
Mais une fois ces questions posées, le lecteur tourne les pages d’un polar constitué d’un seul traité avec la satisfaction d’avoir clarifié une réalité d’importance nationale divergente.La Vérité sur l’Affaire de Robert Boulin et Gilles Leclair (Pratique) (169 pages, 17 Euros) édition Alibi (Dargaud), préface d’Erik Orsenna. Publié le 18 mars 2019.
Tout cela est assez fascinant et démontre les incohérences de l’affaire. Près de quarante ans après la mort de son père Robert Boulin, Fabienne Boulin Burgeat apparaît satisfaite de la “reconstitution citoyenne” qu’elle organise avec son avocat le lundi 28 octobre.
Le 30 octobre 1979, la dépouille de Valéry Giscard d’Estaing, ministre français pour le travail et la participation, a été découvert au milieu de l’étang Rompu, petit plan d’eau de la forêt de Rambouillet (Yvelines).
Rassuré par les résultats de plusieurs enquêtes
Malgré des témoignages contradictoires, Fabienne Boulin Burgeat, journaliste, reste convaincue que son père a été victime de violences politiques à cette époque. “Le crime était déguisé en suicide”, dit-elle. Même si cela lui prend encore quarante ans, elle est déterminée à découvrir la vérité et à voir justice rendue. Le ministre du Travail Robert Boulin s’est apparemment suicidé ; il a été retrouvé mort hier.
Les mots ont été prononcés par le journaliste Patrick Lecocq au début de l’édition du 30 octobre 1979 du journal d’Antenne 2. La reporter Danièle Breem complète rapidement les détails : “Monsieur Boulin aurait fait une overdose de barbituriques. Nous l’avons trouvé face contre terre dans une eau qui n’avait que 60 centimètres de profondeur, il était apparemment tombé dans l’un des étangs de Hollande.Le récit officiel de l’affaire Boulin a été livré rapidement.
L’ancien inspecteur de police de Versailles Jean-Pierre Courtel, qui était présent lorsque Robert Boulin a été tiré de l’eau, trouve désormais la situation ironique.Ce battage médiatique a peut-être contribué à certaines erreurs. Le corps a été retrouvé dans l’étang de Rompu, pas dans les canaux de Hollande.
De plus, comme le rappelle Fabienne Boulin Burgeat, “aucun résidu de barbiturique n’a été retrouvé dans le corps de mon père”. Or, des analyses de sang montrent que le maire de Libourne (Gironde) a du diazépam, le principe actif du médicament anxiolytique Valium, dans son système.
L’histoire de la mort du ministre allait se répandre comme une traînée de poudre au cours des prochaines semaines. La théorie officielle est qu’à 8h40 ce matin, une brigade de secours à moto des Yvelines a localisé un homme en costume flottant à la surface de l’étang Rompu dans la forêt de Rambouillet.
Le corps serait positionné avec la tête tournée vers le haut dans la “posture sacerdotale” d’un musulman. Le corps flotte paresseusement dans une cinquantaine de centimètres d’eau. Les pompiers et les policiers sous-marins sont arrivés. Ils vont se baigner et ramènent le corps du ministre du travail.
La police sur terre ferme le reconnaîtra. Ils ont remarqué que sa montre est en parfait état de fonctionnement à tout moment. Dans son livre de 2007 “Un homme à abattre : Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin”, l’écrivain Benoît Collombat raconte que l’horloge indique 9h09. A quelques mètres de la crête, la Peugeot 305 à carrosserie métallique bleue de Robert Boulin est verrouillée et verrouillée.
Sur le bureau devant vous se trouve un morceau de papier bristol avec le logo du ministère du Travail. Les clés de voiture du ministre se trouvent dans la poche avant droite de son pantalon, selon une note manuscrite au dos. Voici quelques mots écrits à ses proches au dos : « Embrassez éperduement ma femme, le seul grand amour de ma vie. Force pour les enfants ! Boby.
Les problèmes familiaux de Robert Boulin remontent à son approche indirecte pour parler à sa femme et à ses fautes d’orthographe. Cependant, à l’heure actuelle, l’enquête n’avance pas et le corps a été rapidement transféré dans un hélicoptère pour être transporté à l’Institut d’études médico-légales de Paris.
La police boucle rapidement son enquête, concluant à “un suicide par noyade, précédé d’une forte absorption de valium”, comme le dit le dossier. Les avocats soulignent que la fin est intervenue depuis le lundi 29 octobre, entre 17h30 et 20h30. Le ministre du Travail aurait été opposé à ce que son nom soit évoqué dans l’affaire dite de Ramatuelle.
Le maire de Libourne a été impliqué dans une transaction immobilière irrégulière portant sur des biens dans le Var, selon des informations parues dans la presse. Pas étonnant donc que “le suicide ne fasse aucun doute” pour les médias de l’époque, tel que le dépeignent les journalistes de RTL.
Fabienne Boulin Burgeat se souvient qu’à 9 heures du matin, son mari Eric l’a appelée pour lui dire qu’ils avaient retrouvé le corps de son père. Je suis en état de choc. Au début, les enfants de Robert Boulin acceptent l’explication du suicide.
