
Femme Jordan Bardella – Lors d’un congrès du parti à Paris samedi, Marine Le Pen, la dirigeante sortante du parti, a annoncé que Jordan Bardella avait été élu président avec près de 85% des voix. C’est la première fois que la dynastie de la famille Le Pen cède la direction du parti.
Déjà président par intérim, Jordan Bardella a facilement battu son adversaire actuel, Louis Aliot, le maire de Perpignan.L’eurodéputé de 27 ans est le premier chef du parti à ne pas descendre directement de la dynastie Le Pen ; il prononcera un discours en fin de journée.
Après que son père, Jean-Marie Le Pen, a fondé le Front national en 1972, sa fille, Marine Le Pen, en est la dirigeante depuis 2011. Le Front s’est depuis transformé en Rassemblement national.
Originaire de Seine-Saint-Denis, Jordan Bardella s’est fait connaître pendant la campagne présidentielle par le biais de débats télévisés, lorsque son esprit et son habileté faisaient parfois honte à des adversaires plus expérimentés. Puisque le parti a historiquement été brutal envers son numéro deux, c’est désormais à lui de trouver sa place.
Le nouveau chef du parti a connu une ascension fulgurante au pouvoir, commençant en 2019 lorsqu’il était en tête de la liste des candidats du Rassemblement national (RN) aux élections du Parlement européen et se terminant par son élection à la tête du parti par intérim l’année précédente.
Le nouveau président est populaire auprès de la base radicale en vantant sa “relation unique d’une confiance inestimable” avec Marine Le Pen, à qui il jure régulièrement allégeance et dévouement. Cependant, certaines personnalités de l’establishment le dépeignent comme “la créature” du patron de l’extrême droite française.
Au-delà de ses propres objectifs, c’est sa ligne, sinon ses amitiés politiques, qui a mis ses détracteurs à l’offensive. Le député européen a été accusé de se rapprocher des “identitaires” et de montrer trop d’hostilité envers ceux qui sont partis avec Eric Zemmour.
Alors que l’épicentre du Rassemblement national s’est déplacé à l’Assemblée nationale, où la représentante du Pas-de-Calais rayonne sur une coalition de 89 élus et renforce comme jamais son ancrage politique et médiatique, Marine Le Pen voit la passation de pouvoir comme une occasion bienvenue de se libérer des devoirs internes qu’elle trouve exaspérants.
Avec le RN désormais sous son contrôle, elle peut résoudre les problèmes financiers du parti et peut-être se présenter à nouveau à la présidence en 2027, une affirmation que personne au sein du parti n’ose contester. De plus, Jordan Bardella a déclaré à plusieurs reprises qu’il soutenait cette position.
Il y a eu une exclusion raciste qui a bouleversé le parti.Cette journée avait le potentiel d’être une transition calme dans une ère autrement turbulente de l’histoire. Or, les plans de cette intronisation ont été chamboulés par la destitution d’un député RN vendredi pour des propos racistes tenus au Parlement français.
De fait, le RN semblait possédé par de vieux démons alors que seuls ses élus (Le Pen compris) restaient assis lors du vote dans l’hémicycle suite à la destitution provisoire du député Grégoire de Fournas dans le sillage de la vague d’indignation provoquée par le commentaires racistes qu’il a tenus.
Mercredi, l’élu de la Gironde a crié “Qu’il retourne en Afrique”, interrompant le discours de l’élu de France Insoumise, Carlos Martens Bilongo. Bilongo a affirmé plus tard qu’il avait dit “Qu’ils retournent en Afrique”, en référence aux migrants.
La promesse du parti de poursuivre Jordan Bardella en utilisant des moyens de base pour le faire a été anéantie par cette évolution. D’autant que la législatrice en disgrâce a affiché ouvertement son soutien au candidat.
A ce jour, la transparence financière n’a pas été intégrée dans le processus de normalisation du Rassemblement national. Le 5 novembre, jour où Jordan Bardella a été élu président du parti avec près de 85 % des voix, le trésorier du RN, Kevin Pfeffer, n’a pas informé les membres de la dette de l’organisation.
Il a finalement admis que le rapport financier du parti était “très important” lorsqu’il l’a présenté. Il convient de noter qu’en 2020, le parti d’extrême droite français avait la dette la plus élevée du pays avec 23,7 millions d’euros.
Il n’y a eu aucun progrès vers la transparence financière dans le processus de normalisation nationale du Rassemblement. Kevin Pfeffer, le trésorier du RN, n’a pas informé les membres du parti de la dette de l’organisation le 5 novembre, le jour même où Jordan Bardella a été élu président du parti avec près de 85 % des voix.
Il a finalement cédé et a qualifié le rapport financier du parti de “très important” lorsqu’il l’a présenté. Au cas où vous l’auriez oublié, le parti d’extrême droite en France en 2020 avait le plus d’argent en banque avec 23,7 millions de dollars.
Le trésorier s’est toutefois voulu rassurer en évoquant des comptes excédentaires en 2021 et les progrès réalisés ces trois dernières années. En matière de dépenses, le RN s’est imposé un régime sévère de réduction des effectifs au cours des dernières années.
En 2021, l’entreprise déménagera son siège social de Nanterre à Paris, dans des quartiers nettement plus petits, entraînant une baisse de 30% des charges locatives et de la taxe foncière. Le parti a réduit sa masse salariale à vingt-cinq personnes, soit une baisse de 35 % par rapport à 2019.
L’essentiel de ces fonds provient de subventions annuelles d’un montant total de 5,2 M€, 2,8 M€ de cotisations et de dons, et 600 000 € d’emprunteurs français récurrents sur la durée. cours de quatre ans.
