
Eric Micoud Maladie – Dans un autre article, Jean-Christophe Vincent revient sur les abattoirs modernes, cette fois en se concentrant sur la façon dont les attitudes des gens à l’égard de la cruauté envers les animaux ont changé à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des abattoirs. Les entreprises dangereuses ou insalubres doivent être éloignées des zones résidentielles et interdites au grand public.
A Lyon, à La Mouche puis à Corbas, la sécurité des hommes qui y travaillent (d’où l’adoption précoce du “pistolet d’assommage”) et l’hygiène des viandes ont conduit à interdire les violences inutiles avant ou pendant l’abattage ; cela a soulevé des questions parmi les professionnels des abattoirs et les militants des droits des animaux.
Deux autres travaux examinent la visibilité du bétail dans les espaces publics, les marchés et les concours agricoles aux niveaux local, régional et national, respectivement. Ainsi, Bernard Garnier a recensé les nombreux marchés qui approvisionnaient Paris en produits carnés de la fin du XVIIe au début du XXe siècle.
S’appuyant sur des documents d’archives, il détaille les évolutions saisonnières et à long terme de l’offre et de la demande, les évolutions des espèces (bœuf, mouton, porc), de la race et de l’origine, ainsi que la croissance régulière de l’approvisionnement du marché dans le centre de Paris et sa périphérie. banlieue “de campagne”. J.-L.
Cette augmentation de la consommation de viande, que Mayaud attribue à une combinaison de facteurs à partir du milieu du XIXe siècle, est confirmée par ses recherches (urbanisation, mutation des pratiques alimentaires, augmentation du niveau de vie…). Avec la disparition de l’agriculture comme “mauvaise nécessité” pour l’approvisionnement alimentaire, la “filière viande” a commencé à apparaître et à s’organiser.
Les concours agricoles établis pendant la monarchie de Juillet ont présenté des discussions sur les pratiques modernes d’élevage comme l’élevage sélectif et la compilation de livres généalogiques. Pourtant, à la fin du XIXe siècle, la “belle vache” indigène républicaine avait supplanté le monstrueux boeuf gras dans les compétitions provinciales, victime d’un engraissement “à l’anglaise” considéré par les militants des droits des animaux comme un traitement cruel. d’un bétail.
Dans son introduction, R. Delort élargit le champ de cette « zoohistoire » pour y inclure non seulement les animaux domestiques et sauvages, mais aussi « l’histoire de l’environnement », qu’il ait été ou non altéré par l’intervention humaine. Ce numéro des Cahiers de l’histoire, qui présente à la fois des pistes méthodologiques et des études de cas détaillées, témoigne du dynamisme de la recherche historique à Lyon ; six des auteurs sont affiliés aux établissements d’enseignement de la ville.
L’expérience européenne dans la prise en charge et le traitement de l’infection chronique par le virus de l’hépatite B (étude EPIB 2008) Eric Béchu, qui a été l’adjoint de Fabien Eric Béchu, l’ancien entraîneur d’Albi qu’il a contribué à propulser dans le Top 14 de la première division française, est décédé à l’âge de 53 ans.
Malgré de nombreux efforts d’amateur dispersés dans le passé, l’étude des animaux est un domaine relativement nouveau pour les historiens, ayant émergé dans les années 1960. Les rédacteurs de ce numéro spécial des Cahiers d’histoire, Éric Baratay et Jean-Luc Mayaud, dressent un panorama complet du champ d’étude historique qu’ils qualifient de « transversal » et de « polymorphe », notant qu’il a été suffisamment exploré pour l’Antiquité et moyenâgeux mais reste sous-développé pour les plus récents.
Ils y retracent l’évolution de cette « histoire des animaux » (pour reprendre le titre d’un ouvrage fondateur de Robert Delort, Les animaux ont une histoire, paru en 1984) en examinant les caractéristiques et l’évolution de la production des historiens, ainsi que comme les apports d’ethnographes, de sociologues et de praticiens comme les vétérinaires, entre les années 1900 et 1996.
Un outil supplémentaire, désormais indispensable, pour le métier est une bibliographie comprenant huit cents titres français (livres et hors-séries de revues) organisés par sujet et comprenant un index des sujets abordés et une chronologie des époques historiques couvertes.
Pourtant, ce numéro montre également un autre objectif : inspirer les historiens et, plus généralement, les universitaires et les chercheurs en sciences humaines à étudier les interactions humaines contemporaines avec les animaux non humains en milieu rural et urbain.
Les dix publications qui composent cet envoi sont représentatives de la richesse et de la variété des recherches historiques actuelles sur l’animal. Ils discutent des effets des pratiques agricoles, qualifiées de « véritable révolution zootechnique » à l’époque moderne (Frédérique Audouin-Rouzeau) car elles ont conduit à un cheptel plus important en milieu rural et à des chiens plus petits en milieu urbain, ainsi qu’à l’émergence de amélioration des “races” chez les cheptel et dans la basse-cour grâce à l’infusion de sang de reproducteurs d’autres pays européens ou américains.
Certaines espèces animales ont déjà inspiré un grand nombre d’ouvrages ; c’est le cas du cheval, que Daniel Roche revisite pour mettre en évidence la complexité de son univers (rôle de la noblesse comme cavalière et huissière, emploi du cheval par les militaires, etc.). Claude-Isabelle Brelot discute de la domination de l’aristocratie sur le règne animal au XIXe siècle, certains animaux (chevaux, chiens et espèces exotiques) servant de symboles de statut et de symboles de statut (comme le bétail) appartenant aux classes inférieures.
En raison des liens profonds qu’il entretient avec ses animaux de compagnie, le noble est souvent un pionnier des droits des animaux. En fait, de nombreux aristocrates sont impliqués dans la Société de protection des animaux (SPA), fondée en France en 1845 ; comme É.
Pierre le démontre, la SPA a été au centre d’un débat permanent sur la possibilité ou non d’éprouver de la compassion pour les animaux (zoophilie) tout en éprouvant de l’empathie pour les êtres humains (philanthropie). Alors que les tendances politiques et idéologiques des premiers militants de la SPA étaient omniprésentes, ils avaient tous le désir de mettre fin à la cruauté envers les animaux au nom de l’amélioration morale humaine et du gain monétaire.
Après l’année 1880, les militants des droits des animaux ont été accusés d’ignorer la souffrance humaine alors qu’ils se concentraient sur le bien-être des animaux. Au tournant du XXe siècle, les dirigeants de la SPA allaient promouvoir un nouveau type de philanthropie dont le but est de sauvegarder «les vrais frères de la famille humaine».
Bien que les chevaux aient été parmi les premiers à bénéficier des initiatives de protection animale, le sort des animaux d’abattoir a également retenu l’attention de la SPA. Puisque les ratons laveurs ont toujours fait partie de la vie de la ville, même depuis la période antique.
À l’heure où le gouvernement agit contre les chiens errants, Olivier Zeller propose des pistes de recherche pour quantifier l’impact économique de l’industrie par type d’incendie, différencier animaux de location et animaux de transport et attirer l’attention sur la prolifération des animaux domestiques dans les espaces privés (via des lettres de famille et des portraits ) en même temps.
D’autre part, Olivier Faure interroge l’image du cochon dans la France urbaine du XIXe siècle en s’intéressant à des documents d’archives qui montrent des points de vue contrastés selon le type de quartier : alors que certains témoignages montrent que le cochon fournisseur de lait et de viande était alors vu comme garantie d’abondance et de fraîcheur des aliments, d’autres documents détaillent les plaintes concernant le bruit, l’odeur et les maladies causées par les porcs. Il est particulièrement important de cacher les implications morales de l’abattage des animaux, qui est un acte violent et sanglant.
