Christophe Andre Maladie

Répandez l'amour du partage
 Christophe Andre Maladie
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Christophe Andre Maladie – Un petit virus nous a brutalement rappelé que nous sommes des créatures frêles et mortelles. Serrer dans ses bras et offrir des mots réconfortants ne peuvent pas réparer ce qui est brisé, dit le médecin, mais ils font “un bien fou” face à la désillusion. Des actes simples peuvent insuffler une nouvelle vie à une situation qui était auparavant morte.

C’est d’abord et avant tout une reconnaissance de faiblesse, celle d’être impuissant face à la perte, la maladie ou le chagrin.La magnificence morale de l’humanité va bien au-delà du simple confort quand on adopte cette attitude, mais c’est aussi une façon de penser. C’est la force d’une main de soignant que Christophe André a vue face à la maladie.

Consolations, celles qu’on reçoit et celles qu’on donne (éd. L’Iconoclaste) réhabilite une focalisation sur la souffrance humaine, qui résonne particulièrement en ces temps d’épidémie, dit celui qui a diffusé la méditation de pleine conscience dans toute la France.

Bien qu’il soit gênant ou lointain, ce don de présence et d’attention cherche à reconnecter l’exilé au monde et à la vie même, même s’il est imparfait. Nous pourrions tous utiliser une certaine consolation.

Ma génération a dissimulé les suicides en prétendant qu’il s’agissait d’accidents, et nous n’avons jamais dit à quel point nous étions misérables.
La dépression nous donne souvent l’impression que nous ne sommes pas assez bons. En plus de l’auto-promotion sur les réseaux sociaux, elle a été exacerbée par les étalages égoïstes de richesse et de beauté.

L’estime de soi a beaucoup souffert de toutes ces comparaisons. Stromae, une personne apparemment parfaite, admettre qu’il s’est retrouvé une fois au fond d’une bouteille de vin est une bonne chose.En conséquence, vous êtes capable de gérer votre souffrance au lieu de la considérer comme un échec.

Christophe Andre Maladie

Il y a des groupes d’âge qui ne s’en sortent pas trop mal, mais c’est très diversifié.Après, il y en a d’autres, dont certains jeunes et âgés, qui souffrent énormément. Ce sont les âges les plus susceptibles d’être touchés. La dépression et les tentatives de suicide chez les jeunes sont en hausse, selon les données.

Si je dois mourir dans cinq ans, je vais devoir subir trois ans de privation de visites et de câlins. C’est affreux pour les personnes âgées.Notre dernier épisode dépressif nous amène au point où nous ne pouvons même pas trouver la force de lutter contre lui, encore moins de le surmonter. Après tout, c’est le pire.

Lorsque nous pensons à la consolation, nous imaginons généralement quelque chose que nous donnons à un enfant en deuil ou quelque chose que nous donnons aux personnes endeuillées. En tant que jeune et en tant qu’adulte, ce sont les deux extrêmes.

En conséquence, nous avons perdu de vue les plaisirs simples de la vie. Je n’ai pas prêté beaucoup d’attention à elle pendant mes années de psychiatre. Avant, j’étais fascinée par les soins de la peau.

Quand il s’agissait de mes proches qui étaient en difficulté, je me concentrais plus sur l’aide matérielle que sur le soutien émotionnel. C’est quelque chose qui m’a été grondé à plusieurs reprises.

La douleur des autres dont ils se soucient provoque la constipation chez de nombreuses personnes, raison pour laquelle elles cherchent du réconfort. En 2015, on m’a diagnostiqué un cancer du poumon.

J’ai reçu une lettre dévastatrice d’une femme dont la fille a été tuée dans les attentats du Bataclan alors que je recevais des soins. Lorsque j’étais malade, que j’avais peur de mourir et que j’éprouvais de la compassion pour cette femme qui souffrait beaucoup plus, j’ai réalisé que j’avais passé toute ma vie à proximité de la consolation.

Un soignant, un médecin ou une infirmière qui vous tient la main pendant que vous êtes sur une civière ou dans la chambre avant l’opération ne vous guérit pas, mais c’est agréable. Tout cela m’a fait voir les choses sous un nouveau jour.

Pour une raison quelconque, j’ai été frappé par la façon dont ce mot a été reçu dans mon livre, comme si tout le monde avait désespérément besoin de consolation. Un sentiment accablant d’impuissance et de déception écrasante s’est abattu sur nous ces derniers jours.

Le transhumanisme, la médecine et un petit virus de merde se sont réunis pour nous rendre à nouveau vulnérables et mortels ! Mais je ne suis pas fan du confort émis par le gouvernement; c’est une préoccupation personnelle pour moi.

Attendez-vous à ce que les politiciens fassent face aux faits et reviennent à la raison. Se consoler appartient à chacun de nous en tant qu’individus. Lorsque nous ne pouvons pas réparer la réalité qui blesse quelqu’un, nous ne pouvons que le consoler. Le constat d’impuissance qu’il représente.

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