
Cancer Jean Pierre Bacri – L’acteur et réalisateur Jean-Pierre Bacri, 69 ans, est décédé le 18 janvier des suites d’un cancer. L’animateur de CNews, Olivier Benkemoun, a reconnu son usage du tabac à l’antenne.
Les larmes de Jean-Pierre Bacri ont inondé le monde du VIIe siècle. L’acteur, scénographe et dramaturge est décédé le 18 janvier à l’âge de 69 ans des suites d’un cancer, comme le rapporte Le Monde. Les invités du 90 minutes d’information de CNews avec Olivier Benkemoun garderont de lui le souvenir d'”un personnage redoutable au cinéma”, mais avec un côté “boulevardier, détaché et coquin”.
Il a fait le constat, “A 69 ans, ça paraît plutôt jeune.” “Je pense qu’il a été un gros fumeur invétéré pendant longtemps”, a-t-elle déclaré avant d’évoquer sa consommation habituelle de tabac. Néanmoins, Olivier Benkemoun s’est abstenu de fournir tout autre commentaire à ce sujet.
Jean-Pierre Bacri n’a jamais été vu en train de fumer devant une caméra, que ce soit dans une interview ou sur le tapis rouge. Le fumeur de pot sans âge qui n’a jamais eu d’enfants a continué à fumer sans s’arrêter.
La personne dont on ne pourrait jamais être complètement divorcé d’Agnès Jaoui a évoqué les nombreux prétendus bienfaits médicinaux du cannabis lors d’une apparition en 1997 sur La grosse émission de Dominique Farrugia. Sans honte ni remords, il avait dit : “J’aime beaucoup tous les bienfaits de cette drogue douce… qui n’a pas encore été décriminalisée.”
Une ouverture regrettable
Hommage également à cet “anti-héros” sur la scène de CNews ce lundi 18 janvier, Laurence Ferrari, dans son émission Punchline. Il aurait été formidable de le voir dans une pièce sur l’actualité. Ce dont nous vivons, bien sûr”, a-t-elle déclaré.
Son esprit et son esprit acerbe auraient “fait des miracles”, comme disent les Français. Le consultant de CNews, Karim Zeribi, a exprimé sa déception face à la nouvelle. Selon lui, il n’y a pas autant de artistes d’aujourd’hui désireux de “prendre un engagement, des croyances, un affichage” comme lui.
L’acteur, auteur et dramaturge Jean-Pierre Bacri est décédé d’un cancer le 18 janvier, a indiqué à l’AFP son agent Anne Alvares-Correa. Il avait 69 ans à l’époque. L’homme, une star de la scène et du cinéma français nominée à plusieurs reprises aux Oscars, était apprécié du public pour avoir joué des anti-héros brutaux au cœur d’or.
Lauréat du quintuple CESAR
Il partage cinq fois le trophée du meilleur scénario avec son ex-compagne Agnès Jaoui (pour Smoking/No Smoking, Un air de famille, On connaît la chanson et Le Goût des autres). Il a été nommé six fois au César du meilleur acteur (pour Kennedy et moi, Le Goût des autres, Les Sentiments, Cherchez Hortense, La Vie très privée de Monsieur Sim et Le Sens de la fête).
Jadis catégorisé comme l’acteur d’un seul rôle, celui de l’éternel bougon, il détestait qu’on lui applique « cette étiquette » : « Je ne joue pas toujours des personnages râleurs ! s’exclamait l’acteur auprès de l’AFP en 2015. A Bacri, qui “n’aimait pas les héros” et “ne croyait pas aux bonheurs vertigineux”, “traquer le vécu”, “la sobriété”, “la pudeur” et “le refus de la tricherie”. ” étaient tous des actes de dévotion religieuse.
Contrer toute l’Église
Pour l’essentiel, Jean-Pierre Bacri s’est battu contre le conformisme culturel, le sectarisme et la servitude dans les rôles qu’il a choisis et les scénarios qu’il a co-écrits avec Agnès Jaoui. Son père lui a enseigné cette valeur durant son enfance à Castiglione (Algérie), où il est né en mai 1951. Au lieu de cela, il passe ses week-ends à travailler au cinéma local et initie son fils au 7e Art.
En 1962, Jean-Pierre Bacri et sa famille se déracinent et s’installent à Cannes, où il commence ses études littéraires. Lorsqu’il arrive enfin à Paris et pousse la porte d’un cours d’art dramatique, c’est d’abord l’écriture qui pique son intérêt.
Son premier article, “Just the Facts”, a été écrit en 1977, et il a été rapidement suivi de deux autres. Parallèlement, Jean-Pierre Bacri enchaîne les petits rôles au petit écran et à la scène. Ses talents d’écrivain sont rapidement reconnus et en 1979, sa pièce « Le doux visage de l’amour » remporte le prestigieux Prix de la Vocation.
Son premier rôle au cinéma est la même année, aux côtés d’Alain Delon, Véronique Jannot et Bernard Giraudeau dans Le Toubib de Pierre Granier-Deferre. C’est pourtant son rôle de proxénète dans Le grand pardon d’Alexandre Arcady en 1982 qui le fait connaître du grand public. Deux ans plus tard, pour son rôle de flic désintéressé et stoïque dans Subway de Luc Besson, il est nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle.
Français pour “Jacri”
Son véritable génie ne se révèle cependant qu’à la rencontre d’Agnès Jaoui dans L’anniversaire de Pinter en 1987. Rapidement, les « Jacri », comme les surnomme Resnais, trouvent le moyen de mettre en commun leur sens de l’humour acerbe et leur sens aigu de l’observation pour produire des œuvres qui mettent en valeur les talents des quatre écrivains. Cuisine et dépendances (1992), leur premier opus, est rapidement adapté au grand écran et devient un succès, tout comme Un air de famille (1993). (1996).
Ils sont sollicités par Alain Resnais pour écrire les scénarios de Smoking/NoSmoking (1993) et On Recognized Tune (1994). (1997). Et puis Agnès Jaoui passe derrière la caméra pour Le goût des autres (2000). L’acteur a exercé son “droit au repos” en apparaissant dans moins de films ces dernières années. Il se limite à deux par an. Il a eu des rôles dans deux films de 2017 d’Alain Chabat et Gérard Pautonnier : Santa & Cie et Grand froid.
