Brigitte Sy Jeune

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Brigitte Sy Jeune
Brigitte Sy Jeune

Brigitte Sy Jeune – Comédienne, metteure en scène et réalisatrice Brigitte Sy est née le 26 janvier 1956 à Paris. Depuis son enfance, elle s’est profondément intéressée aux arts de la scène; elle a étudié à Montréal et à New York.

En 1979, elle fait ses débuts d’actrice et de réalisatrice dans le film La Dérobade et ses débuts artistiques dans la pièce Peinture sur bois. Après deux ans, elle revient sur scène avec La Môme vert-de-gris.

Au tournant des années 1980, elle se fait connaître après avoir joué dans plusieurs films réalisés par Philippe Garrel. Il s’agit notamment de Liberté la nuit (1983), Les ministères de l’art (1988), Les baisers de secours (1989) et J’entends plus la guitare (1989).

Elle interrompt sa carrière d’actrice pendant six ans, mais fait son retour au grand écran en 1998 avec les films Ma 6-T va crack-er et Cantique de la racaille. Elle fait une pause pendant un moment, mais après avoir retrouvé Philippe Garrel pour son film de 2005 Les Amants réguliers, elle jure de ne plus jamais quitter le grand écran. Elle compte tout de même prendre elle-même les rênes de la production avec trois films : L’endroit idéal (2009), Les mains libres (2010) et L’Astragale (2015).

L’actrice s’est également fait remarquer cette année grâce à ses rôles dans deux séries télévisées à succès : Zone Blanche et Quadras. Avec son mari Philippe Garrel, elle a deux enfants, Louis (né en 1983) et Esther (née en 1991).

Quand on est derrière les barreaux, toute sa vie ne se limite pas à sa cellule. L’esprit et le cœur sont encore libres. À l’époque, le cœur de Michel était là où il est maintenant. Comme chez Brigitte Sy. Est-ce parce qu’il a conservé un charisme sans tache que ni le temps ni les circonstances n’ont pu altérer.

Ou que dans cette fraction de seconde où leurs regards se sont croisés et leurs doigts se sont touchés, ils ont compris. À deux. A cause de deux. Je ne pense pas que notre rencontre fortuite soit fortuite. C’est tout simplement l’histoire d’un homme et d’une femme qui tombent amoureux. Comme c’est dans la vie…

Le reste n’était que vie. L’histoire suit l’actrice et cinéaste Brigitte Sy et l’un des détenus de la prison de Poissy en banlieue parisienne. Le prochain dans l’histoire ? Tout d’abord, un film, Les mains libres, sorti en juin de cette année, sera projeté ce soir à 21h à l’Espace Diamant d’Ajaccio dans le cadre du festival Passion Cinéma, organisé par l’association Ciné 2000. Puis, un visage de femme, rayonnant de soleil et de lumière.

Tout à l’intérieur peut être vu d’elle, comme si vous regardiez à travers une claque. Tout ce que l’on peut voir d’elle, c’est le sourire joyeux qui illumine son visage alors qu’elle est assise à la terrasse de l’hôtel du même nom sur Blood Alley des Sanguinaires.

Comédienne de formation, elle a passé une dizaine d’années dans le système carcéral en tant que réalisatrice à monter des spectacles avec des groupes de détenus de 1990 à 1999. « Dans ces lieux-là, il y a peu de temps pour travailler ; devient une nécessité pour eux, et le succès devient une nécessité pour nous.”

Brigitte Sy réalise un spectacle en double salle à La Santé et au Théâtre de Chaillot en 1997. C’est alors qu’intervient l’équipe de tournage. J’ai commencé à filmer des détenus, et l’idée du long métrage m’est venue. Parce que je connais le chef de l’établissement de Poissy, j’ai décidé d’y aller. Dans les limites de la ville, j’avais prévu d’écrire un scénario et de tourner un court métrage.

Il y avait dix volontaires, et ils ont été interviewés et évalués au cours de quatre jours. Au milieu d’eux se trouvait Michel, qui avait été condamné à 11 ans de prison pour cambriolage. J’ai parlé au groupe, nous avons joué les scènes du film et nous avons écrit le scénario ensemble.

Nous avons fait l’hypothèse que, comme dans Le trou de Jean Becker, la production cinématographique échouerait au sein de ce dernier. Je suis tombée amoureuse de Michel lors de nos longues séances d’écriture. J’ai suggéré que l’assistant directeur de la photographie subisse une panne dans le scénario.

Brigitte Sy Jeune

Des images dans les images apparaissent dans ce conte, entrelacées et connectées malgré la distance physique, résonnant avec un sentiment de liberté impossible et la perte palpable de contacts entre les mains d’observateurs attentifs. L’œil de la caméra vu à travers les yeux des autres. Je ne peux pas affirmer avec certitude que les détenus du groupe ont compris ce qui se disait.

Mais ils ne nous ont pas encore dénoncés. Puis, finalement, l’œil obtient de la poudre d’escampi, s’élève au-dessus du plafond, agrandit la pièce et ouvre l’horizon. En effet, Brigitte écrit beaucoup. Pour le film, pour elle, pour Michel, dans un monde où rien ne va de soi, plongée dans une situation difficile où elle a “l’impression d’avoir une boucle d’oreille sur la tête”.

Six mois d’enchaînement, de tournées, et enfin la fin. Violent et brutal. Plus encore, une de mes lettres à lui a été découverte. Tout s’est déroulé à une vitesse folle. Mes efforts ont été vains, ils m’ont fait échouer mon but. Le cinéaste essaie de ne pas tomber en perdant le fil… Pourtant, il enfreint les règles à la demande de son amant.

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