
Alexia Gredy Parents – Sonorités d’une voix douce, d’une chanson française, d’une guitare acoustique et d’un piano. C’est ce que vous retrouverez sur le dernier album d’Alexia Gredy, une Mulhousienne qui s’est fait un nom sur la scène pop française.
En tout cas, Alexia Gredy, nouvelle pixie de la scène pop française qui a grandi à Mulhouse, l’a empruntée. J’ai été à l’école à Mulhouse toute ma vie.J’ai fréquenté le Kennedy College, puis j’ai été transféré au lycée Albert Schweitzer pour obtenir mon baccalauréat en sciences. Déjà diplômée du bac, la jeune femme, que plusieurs médias ont assimilée à Françoise Hardy, a ensuite obtenu une licence en droit à Strasbourg avant de s’installer à Paris.
Cette année-là, Alexia Gredy commence à composer en s’aidant de sa guitare : « Au début, je faisais beaucoup de reprises, puis j’ai eu envie d’écrire quelques chansons à moi », ex-bénévole au music-hall de Mulhouse, Le Noumatrouff, rappelle.
Alexia, qui a travaillé comme vestiaire au Nouma pendant son adolescence, affirme que “beaucoup d’artistes” et “tout ce que j’ai vu au Nouma” ont été des influences majeures sur sa musique.
En 2017, la chanteuse sort son premier EP, intitulé “L’Habitude”, qui comprend cinq chansons originales et deux remixes. Il y a quelques chansons pleines d’espoir, avec le premier single “Paradis” qui se démarque. La revoilà, cette fois avec son premier vrai disque, “Hors Season”.
J’ai passé beaucoup de temps à y penser et à le composer. Ce disque est l’aboutissement d’années de travail. Alexia Gredy dit : “J’ai choisi les tons et les syllabes ; c’est un mélange de beaucoup de choses différentes.”
Un disque d’une pertinence intemporelle, ou « album de 2022 », comme le dit elle-même la chanteuse ; elle a donné le premier concert de l’album il y a quelques jours à la Boule Noire de Paris.
Alexia Gredy, qui a commencé à apprendre le piano pendant son confinement, raconte : “Ça s’est plutôt bien passé, même si j’étais très stressée.” En effet, elle a été rejointe par des musiciens spécialement pour l’événement. Une première représentation réussie et d’autres qui ne devraient pas tarder si la santé le permet.
Bon sang, toutes ces années à mentir peuvent être bonnes à tout…L’actrice et compositrice française Alexia Gredy a sorti un nouvel album intitulé “Hors saison”. Un premier album rempli de mélodies envoûtantes et de paroles légèrement brumeuses sur lesquelles elle chante l’amour et l’angoisse.
Alexia Gredy savoure le “vertige” de l’amour qui ouvre son album avec la ritournelle éponyme. Une voix émotionnelle, douce et faussement délicate a commencé, “entre toi et moi mon grand, il n’y a plus rien d’élégant”, avant la ligne suivante.
Plus vous l’écoutez, plus vous vous souviendrez de Fishbach, une autre fille d’Europe de l’Est. Ils partagent tous un amour de la musique pop teintée d’un peu d’électro, et un penchant pour l’écriture et l’interprétation de chansons que leurs parents des années 80 apprécieraient.
Si le timbre d’Alexia Gredy flirte avec celui de Mylène Farmer, le timbre de Fishbach rappelle celui de Catherine Ringer. Un côté rebelle infiniment féminin et sûr de sa propre attractivité.”Si vous le perdez, oubliez-moi “, chante Balthazar dans les fleurs dans cette jolie enquête sur une rupture non désirée. Et il y a aussi beaucoup d’attrait à trouver hors saison.
C’est aussi le nom d’une triste chanson et d’un album de Francis Cabrel qui ne correspond à aucune saison. C’est là qu’il faut tracer une ligne dans le sable et arrêter de comparer. Alors que la chanteuse évoque le vide d’une station balnéaire après le départ des foules estivales, l’album d’Alexia Gredy et le titre-titre de la chanson bouillonnent d’émotion brute.
Cet album est plein de chansons sincères, et la plupart d’entre elles sont chantées pour ou à propos d’un garçon. Les excitations physiques aussi. Non sans humour, comme dans Drôles d’idées quand elle dit “Non, je n’ai jamais su dire non” avec une pirouette d’indignation folle.
Jusqu’à demain s’adresse également à un homme qu’elle a rencontré alors qu’elle avait des “paupières lourdes comme la terre” dans un cabaret de l’avenue Saint-Gervais à Paris. Ici, sur cette musique dansante, scandinave, palpitante, la touche charnelle sert avant tout d’exutoire, de point de contact pour ces moments où “rien ne va” et “le soutien se perd”.
Sinon rien est une ballade sautillante et charmante avec une mélodie facile.Alexia Gredy, dont le sommeil est interrompu par un “abruti” qu’elle qualifie de “languissante” et d'”exquis”, lui chante avant de céder la place à Beau mask, dans lequel celui que tu aimes est un “escamoteur du ciel”. “
Je fais tout ce que je peux pour te plaire, mais tu restes ma mère”, gémit inutilement la belle endormie dans les bois. Par contre, il y a beaucoup de pudeur. Et tous ces mots dont la construction précise manque parfois.
Elle murmurait, soutenue par une basse et un orgue qui l’incitaient à dire « Un peu plus souvent », « Tu aimerais moi dire je t’aime un peu plus souvent. Alexia Gredy réussit l’équilibre nécessaire pour créer des chansons à la fois optimistes et mélancoliques, intemporelles et modernes, et dans lesquelles les hauts et les bas de l’amour sont compressés en des hauts et des bas instantanés.
