Affaire Yanis

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Affaire Yanis – Jeudi 20 novembre, la cour d’appel du Pas-de-Calais à Saint-Omer a rendu sa décision dans l’affaire Yanis, 5 ans, décédé en février dernier. Son père, Julien Masson, a été condamné à perpétuité plus vingt-cinq ans de prison.

Après cinq jours de délibéré, le verdict du procès du meurtre du petit Yanis a été rendu vendredi. Le tribunal composé uniquement de juges a reconnu le père du garçon, Julien Masson, coupable de meurtre et de violences habituelles et l’a condamné à 25 ans de prison. L’homme était soupçonné d’avoir “puni” Yanis en le faisant courir plusieurs kilomètres la nuit de sa mort, à la suite d’un pipi au lit.

Au début de son récit des événements, il a suggéré que la mort de l’enfant était associée à une chute. Julien Masson a reconnu avoir donné à l’enfant un coup “léger” sur la tête avec une lampe. Les médecins légistes estiment que les actes de l’accusé sont “insuffisants pour expliquer l’important traumatisme crânien à l’origine du décès”.

Xavier Courbot, qui a identifié l’enfant à 2 ans, s’est senti “satisfait” de la condamnation prononcée. Il dit: “C’était un meurtre pour moi; ce n’était pas un accident” et qu’il est “déçu de ne pas avoir parlé; il devrait le faire; pas pour moi ou ma famille, mais pour Yanis”. Julien Masson avait promis de ne pas avoir “menti” et d’avoir “tout expliqué dans les moindres détails” juste avant le délibéré.

Les avocats de la défense ont fait valoir que les faits devaient être requalifiés en actes de violence ayant causé la mort sans intention de la causer, et ils estiment que le verdict est injuste car il ne reflète pas “ce qui s’est réellement passé”.

L’un d’eux, Me Dumenil, dit : “Bien sûr que c’est lourd quand on est certain de ne pas l’avoir fait ; c’est ça qui est difficile ; une vraie peine doit être acceptée par l’accusé ; et là, je pense qu’elle n’est pas acceptée par Monsieur Masson .” Ils affirment que leur “client a envisagé la possibilité de préparer un recours contre cette décision”.

La mère du garçon a été reconnue coupable de négligence pour ne pas avoir empêché l’ex-ami actuel du garçon de commettre un crime. Elle a écopé de 4 ans de prison, dont 2 pour sursis.

Son avocate, Fleur Bridoux, a déclaré : “Elle s’attendait à cette condamnation, elle l’a voulue parce qu’elle voulait assumer la responsabilité de ce qu’elle a fait”, et elle a ajouté

Après avoir entendu les “explications évolutives” de Julien Masson, le procureur avait requis 28 ans de prison quelques heures plus tôt. Il avait supplié le tribunal de “considérer les autres enfants que Julien Masson rencontrera inévitablement un jour”. Il avait requis cinq ans de prison pour Émilie Inglard, dont trente mois de sursis.

Le 28 mars 2022, le procès en appel du père de Little Yanis allait commencer. Audiences quotidiennes extrêmement longues et tardives, qui durent bien après minuit.

Cinq jours plus tard, le 1er avril, la cour d’appel a confirmé la décision de novembre 2020 de la cour d’assises, estimant que tant le meurtre que l’intention de tuer du tueur étaient suffisamment établis.

Même si l’homme avait été condamné à 25 ans de prison dans un premier temps, la Cour d’appel a probablement aggravé cette peine. Il a passé un total de 28 ans en prison pour son comportement criminel, plus cinq autres pour une surveillance judiciaire qui comprenait de nombreuses ordonnances de soins, d’emploi, d’indemnisation et de non-contact liées à la mère de l’enfant, Emilie Inglard. Aussi, une interdiction de porter des armes et une période de suspension de cinq ans.

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L’Acte d’Innocence en Péril, tel que présenté par Maître Reynaude, a été chaleureusement accueilli. Le corps de Yanis, cinq ans, a été retrouvé vers 14h30. par les pompiers près d’un canal à Aire-sur-la-Lys, à une dizaine de minutes en voiture du centre-ville.

Le beau-père de Yanis a appelé les services d’urgence lorsque l’enfant a été retrouvé inconscient. lui criant dessus”. Ainsi, avant que son corps ne soit retrouvé, Yanis a dû courir “plusieurs kilomètres le long du canal La Lys” et sauter plusieurs fois de ponts. Seul un slip mouillé et quelques bas complétaient sa tenue.

Cependant, la mort de l’enfant pourrait être attribuée à un traumatisme crânien causé par des actes de violence intentionnels. Ce traumatisme crânien mortel serait le résultat de multiples coups, chacun un coup de lampe-torche porté par le père adoré. Sous un tel stress, les abat-jour des torches se brisaient.

Beau-père, qui se caractérise comme “un survivaliste (personne qui croit en la fin imminente de l’humanité, ndlr) qui rêve de vivre en communauté avec ses quatre chiens”, n’apprécie peut-être pas pleinement la gravité de la situation.

Lors de son audition, la mère de l’enfant a déclaré que les fréquentes fessées administrées par le beau-père étaient faites “pour son bien et pour lui remettre les idées en place”. Ensemble depuis août 2015, la mère, alors âgée de 23 ans, et le père, alors âgé de 30 ans, tous deux au chômage, attendaient leur premier enfant ensemble. Ils n’avaient aucune idée des services sociaux de la ville.

M. MASSON a été renvoyé devant la cour d’assises de Saint-Omer pour meurtre le 06/05/17 sur mineur de moins de 16 ans et violences sur mineur de moins de 16 ans par personne en situation de entre août 2015 et le 17/05/2017. Mme. INGLARD, pour manquement à prévenir le crime et le désordre entre août 2015 et février 2017

Une décision de justice retiendra que les explications de M. MASSON sur les blessures et le décès de l’enfant sont insuffisantes. Selon toute apparence, M. MASSON a usé de moyens violents sur l’enfant lors de leur promenade nocturne, vu la vocation punitive de l’enfant.

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