
Affaire Kazkaz – L’empoisonnement de la famille. L’insulinisme de Caroline agissait de façon inhabituelle. Qui est à blâmer ? On ne sait pas ce qui est arrivé à sa mère agitée avant son décès. beau-père, chirurgien? Revenir à un examen basé sur des tiroirs.
Sodubray. Mais le chef du service de pédiatrie de l’hôpital Necker-Enfants malades n’avait jamais eu à faire cette déclaration, pratiquement une accusation. Les injections d’insuline sont responsables des crises de votre fille Caroline, madame. J’en ai la preuve.”
Personne dans mon équipe n’aurait pu l’envoyer. Votre fille ne sera plus autorisée à vous rendre visite. J’ai prévenu le procureur de la République de l’incident. » La mère Liliane Kazkaz, hospitalisée avec sa fille de 9 ans, n’est ni surprise ni indignée. Curiosité obsessionnelle sur la méthodologie du médecin pour arriver à ces jugements.
Liliane Kazkaz est arrêtée pour empoisonnement quelques jours plus tard, le 12 octobre 1990. L’affaire n’est pas encore close. La détention du mari de Liliane et beau-père de Caroline, Haitham Kazkaz, le 2 mai. Liliane, 39 ans, mère de deux enfants, a été retrouvée morte le 4 novembre 1995, un mois avant sa comparution devant le tribunal pour l’empoisonnement de sa fille.
Syndrome de Munchausen par procuration. Lors du procès de Liliane Kazkaz en 1995, le procureur a fait valoir qu’elle souffrait du “syndrome de Münchhausen par procuration” (SMPP), une forme spécifique de maltraitance perpétrée par une mère sur son enfant.
En 1977, un pédiatre anglais la décrivait comme un mélange de forte dévotion maternelle, d’image idéalisée de la médecine et d’exercice d’une profession paramédicale.
Bien que le but ne soit pas de nuire au nourrisson, les manipulations peuvent entraîner la mort. Décrit par ses connaissances comme “réservé et secret”, son ex-mari comme “possessif et autoritaire”, Liliane contemple l’aspiration de son enfance à devenir médecin qui a été anéantie par son éducation terne.
Il peut poursuivre une carrière en médecine s’il rejoint l’armée. Cependant, malgré ce qu’elle dit à sa famille, elle ne lui permet de travailler que comme aide-soignante dans les hôpitaux publics, et non comme infirmière également.
Sodubray reçoit la mère de Caroline dans son bureau après que Caroline ait été dans trois hôpitaux différents en un mois : Wissembourg, Strasbourg et enfin Necker. En raison de son taux d’insuline élevé, Caroline est sujette à des épisodes d’hypoglycémie fréquents et désorganisés. Le cancer du pancréas a été découvert par des médecins.
La procédure est prévue pour le 8 août. Cependant, après son entrée dans Necker, il n’y avait plus de problème. Il n’y a pas d’anomalies observées dans le morceau de pancréas qui a été retiré. Au bout de quelques jours, le nourrisson semblait guéri. Des crises anarchiques et violentes éclatent tout d’un coup.
L’hyperinsulinisme chez l’enfant se caractérise par des taux d’insuline 100 fois supérieurs à la normale le 19. Des quantités normalement mortelles. Une première enquête permettra de faire la lumière sur certains faits. Les médicaments sont la source de l’excès d’insuline. Après la visite de la mère et du beau-père de Caroline, Haitham Kazkaz, le professeur Sodubray a fait effectuer certaines vérifications. L’isolement cellulaire est la prochaine étape pour Caroline. Cette fois, elle ira bien.
C’est ce qu’on appelle une “pharmacie mobile”. Le juge Frédéric N’Guyen a été chargé de mener l’enquête. Wissembourg, Strasbourg et les pharmacies proches de l’hôpital Necker sont perquisitionnées par la police. Liliane Kazkaz est une cliente fidèle depuis le début de notre relation. Le père de Caroline, son ex-mari, s’est exclamé : “C’est une vraie pharmacie mobile.” Il n’y a pas que l’aspirine et le sirop contre la toux que Liliane accumule.
Elle achète 20 comprimés d’Euglucan le 9 juillet à Wissembourg. Lorsque le juge l’interrogera sur l’ordonnance, elle admettra l’avoir rédigée et signée elle-même. Le 13, elle achète 100 comprimés de Daonil en utilisant une ordonnance frauduleuse. Les 28 et 30 août, puis le 14 août, elle a fourni de fausses ordonnances à Paris.
Elle reçoit au moins 420 comprimés de ces médicaments stimulant la sécrétion d’insuline en cinq semaines. Elle est prête à révéler que les ordonnances appartenaient à son conjoint, qui les avait prises dans divers hôpitaux où il exerçait.
Pour avoir des ordonnances au nom de Haitham Kazkaz, il devait être diplômé d’Alexandrie. Liliane dit qu’elle a acheté les pilules pour les envoyer aux parents syriens de son mari. Il existe d’autres preuves suggérant que Liliane a reçu de l’insuline injectable sans ordonnance. En présence du juge, elle s’agite et s’emmêle les incohérences.
Dans tous les cas, elle nierait toujours avec véhémence avoir donné à sa fille l’un de ces médicaments. Les dysfonctionnements du matériel de perfusion sont fréquents, alors s’étonne-t-on que Liliane ait jeté une seringue dans une poubelle ?
Les explications de la mère étaient basées sur des théories fantaisistes. Liliane et Haitham ont été inculpés par le juge pour empoisonnement. Liliane est détenue en prison. Au bout de quinze jours, la chambre d’accusation la libère et la place sous contrôle judiciaire, l’empêchant de revoir sa fille.
