Jeanne Goupil Jeune

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Jeanne Goupil Jeune – Rencontre avec l’infirmier infectiologue de l’hôpital Avicenne de Bobigny qui a tenu un journal hospitalier du 16 mars 2020 au 10 mai 2020. Ce dossier médical de bord d’un “hôpital covided” a récemment fait l’objet d’un documentaire sur les télévisions publiques françaises RTBF et RTS.

Jeanne Goupil, Ph.D. : Beaucoup de mes amis en dehors du domaine médical me demandaient fréquemment des mises à jour sur la situation à l’intérieur de l’hôpital chaque fois qu’une crise survenait. Un sentiment général d’inquiétude envahit la région.

Par conséquent, j’ai commencé à faire des notes vocales régulières, qui est un type de communication que j’utilise fréquemment, et à les envoyer. Après avoir réalisé que d’autres partageaient mon intérêt, j’ai décidé de garder une trace de mes expériences quotidiennes. En fait, c’est là que tout a commencé.

Jeannette Goupil, M.D. Bien qu’effrayante d’un point de vue global, j’ai trouvé cette période assez belle et finalement assez rassurante sur ce dont les gens sont capables face à une crise. Quelque chose d’assez charmant est apparu dans le service un peu par accident. Il doit y avoir un travail d’équipe entre tous les niveaux du personnel afin de bien soigner les patients.

Étant donné que personne ne sait jamais comment le pandémonium sera organisé, ce fut un soulagement bienvenu. Tout le monde était là pour les patients, et personne ne semblait très inquiet de savoir s’ils pourraient ou non attraper le Covid.

Même si l’anxiété et le questionnement étaient réels, ils ont été relégués au second plan. La priorité absolue était d’assurer la sécurité des patients. Je l’ai trouvé incroyablement beau et j’ai pensé qu’il fallait témoigner de sa beauté.

Jeannette Goupil, M.D. Tout le monde est solidaire face à la crise. C’est pourquoi le documentaire a été divisé en deux parties. Je l’ai enregistré sans avoir aucune idée réelle de l’endroit où il pourrait aller.

Cependant, j’ai aussi eu l’impression que beaucoup d’autres personnes à l’hôpital qui travaillaient aussi dur que les infirmières et les médecins ne savaient pas à quel point leurs efforts étaient appréciés.

Cela m’a intrigué car, finalement, ils étaient là aussi, se dénudant de la même manière. C’est pourquoi nous avons, avec Leslie la réalisatrice du film, questionné les autres services hospitaliers.

Ceux que l’on voit rarement et dont on parle rarement, mais qui sont un rouage essentiel de la machinerie du monde, un fait auquel on n’a pas accordé suffisamment d’attention à l’époque. Les acclamations étaient dirigées vers le personnel médical et personne d’autre.

Jeanne Goupil, Ph.D. : Avec des sentiments mitigés. D’une certaine manière, c’était un peu dérangeant. Bien que nous ayons mis en garde depuis un certain temps sur la difficulté du travail hospitalier en raison d’un manque de ressources, nous avons reçu des éloges du public pour notre investissement et notre dévouement aux soins des patients.

Là-bas, les gens ont été personnellement touchés en réalisant qu’ils étaient susceptibles de contracter le coronavirus. Deuxièmement, nous avons été élevés au rang de héros, ce qui, à mon avis, n’est pas une bonne chose. Pour la simple raison que nous ne sommes pas des héros. Beaucoup d’autres seraient d’accord pour dire qu’il s’agit d’une situation difficile.

Mettre les médecins et les infirmières sur un piédestal n’est pas une bonne idée. Surtout quand être un héros ne dure que peu de temps. Il est tout aussi difficile de fournir des preuves aujourd’hui, et personne n’applaudit quand nous le faisons. Cependant, les gens sont moins ébranlés parce que la crise n’a plus le caractère « sensationnel » qu’elle avait au début.

Jeannette Goupil, M.D. Absolument. Lorsque j’ai commencé le processus d’enregistrement en mars 2020, nous, les spécialistes des maladies infectieuses, passions presque tout notre temps sur le navire. Comme le Covid était inconnu de tous et était considéré comme une maladie infectieuse, tout le monde se tournait vers nous pour se protéger. Une réorganisation des services était nécessaire.

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Les gens sont venus et nous les avons éduqués; nous avons formé des endocrinologues et des cardiologues sur le virus Covid, que nous n’avions découvert que récemment. Mais maintenant tout est en ordre, et tous les médecins et services de l’hôpital sont familiarisés avec l’utilisation du Covid. Nous ne sommes plus censés conquérir le monde par nous-mêmes.

Cependant, certains domaines professionnels, tels que les réanimateurs, connaissent actuellement une forte demande. Tout comme les virologues qui effectuent des tests PCR ne s’arrêtent jamais et doivent également s’occuper de leurs patients habituels. Ce fait est rarement discuté.

Dr Jeanne Goupil : Pour le moment, il n’y a pas de prochaine étape prédéterminée. Mais les cinéastes ont été émus par les témoignages et ont demandé s’ils pouvaient revenir plus tard. Ce n’est donc pas tout à fait vrai, mais à partir de maintenant, je ne souscrirai plus à rien.

Ce qui m’importait, c’était de pouvoir témoigner de ce qui se passait dans la dynamique inter-équipes. J’ai trouvé que l’humanité qui semblait émaner de tout cela était une imposture.

Lorsqu’une crise survient, le penchant naturel des gens est de réagir négativement et de critiquer la gestion de la situation. Nous avons voulu mettre en lumière une autre facette de l’épidémie car, au final, il en est sorti des choses incroyablement belles.

Quel retour aux années 70 ! La décennie suivante a vu une explosion de comédies polissonniennes, sinon carrément érotiques, reflétant les sensibilités de la génération qui avait vécu le soulèvement de mai 68 et la révolution sexuelle qui a suivi. En même temps que le genre déferle sur l’Europe et le reste du monde, de l’Italie au Brésil en passant par l’Allemagne, les Français ne sont pas à l’abri de l’engouement.

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