
Francoise Bourdin Famille – Elle était l’un des auteurs les plus populaires de France à l’époque. Dimanche, c’était le 70e anniversaire de la romancière française Françoise Bourdin, décédée. La maison d’édition Editis a annoncé lundi son départ. Bien qu’elle ait été une auteure à succès avec plus de 15 millions d’exemplaires vendus, elle a reçu peu d’attention de la part de l’establishment littéraire. Auteure prolifique, Françoise Bourdin a vendu à des millions d’exemplaires ses près de cinquante livres.
La directrice générale du groupe Editis, Michèle Benbunan, a déclaré : “J’adresse mes plus sincères condoléances à la famille de Françoise Bourdin, à ses deux filles, Fabienne et Frédérique, à ses
Son livre le plus récent, « Un si bel horizon », a été publié par Plon au début du XXIe siècle. Bien qu’il soit qualifié de “populaire”, son travail des années 1970 a été éclipsé par celui d’auteurs comme Guillaume Musso. Dans une interview à l’AFP en 2019, elle s’inquiétait qu'”il y ait un certain mépris pour la littérature populaire”. C’est extrêmement injuste. C’est élitiste dès le départ”.
Avant d’atteindre l’âge adulte, elle publie son premier roman, intitulé “Les soleils mouillés”, en 1972. Levée aux aurores, la romancière s’installe dans sa grande longère normande dans la vallée de la Seine non loin de Giverny, où elle passe chaque matin à écrire .
“Si l’inspiration ne me vient pas, j’irai me promener dans les bois avec mes chiens”, s’est-elle souvenue alors que ses deux compagnons canins, un Border Collie et un Beauceron, venaient l’aider avec un mal de dos. La plupart du temps, l’inspiration pourrait être trouvée. Très prolifique, elle publie au moins un roman par an.
souligne la mécène d’Editis Michèle Benbunan. Presque des best-sellers garantis, plusieurs ont même vu des adaptations télé (comme “Terre indigo”). L’auteur de romance à la voix un peu rocailleuse de la fumée de cigarette impénitente avait choisi de vivre en dehors de Paris et se vantait d’écrire “des histoires auxquelles
Née à Paris en 1952, Françoise Bourdin est issue d’une famille de créateurs. Son père, Georges Bourdin, et sa mère, Geori Boué, étaient tous deux des paroliers bien connus qui tournaient fréquemment à l’étranger. L’auteure du roman se souvient que sa mère interprétait le rôle-titre de “Mireille”, un opéra de Charles Gounod, au théâtre d’Arles.
Elle aimait particulièrement raconter l’histoire de la mort de Mireille dans les bras de son amant : « Quand Mireille meurt dans les bras de son amant, je me suis mise à pleurer toutes les larmes de mon corps excitée de voir le public, debout, applaudir à tout rompre.
Elle se souvenait de cette époque comme d’une indépendance exaltante. Elle devient amoureuse de la littérature après avoir exploré la vaste collection de livres de son père et trouve des auteurs comme Giono, Colette et Mauriac particulièrement inspirants. Baudelaire et Nerval sont les suivants sur sa liste de lecture, suivis de Proust, Tolstoï, les sœurs Bront, Sartre, Zola, Dumas et Hugo. Outre la poésie, le « brise-fer » adolescent écrit des nouvelles et son premier roman, « Les soleils mouillés », est publié chez Julliard en 1972.
L’année suivante, Josée Dayan adaptera son deuxième roman, « De vagues herbes jaunes », au petit écran. Beaucoup de choses ont changé après le décès de son père en 1973. Françoise Bourdin ressent le besoin d’élargir son expérience avec le monde. C’est vrai que les chevaux ont une “passion à les dévorer”.
Elle avait une photo d’elle galopant sur une piste à Maisons-Laffitte sans casque dans son bureau. Elle possédait également une Triumph Spitfire, un petit cabriolet britannique, pour assouvir son désir d’aller vite.
Après la naissance de ses filles Fabienne et Frédérique, elle retrouvera son amour de l’écriture. Depuis la parution de son premier livre avec Belfond en 1994, elle a écrit et publié 36 romans. Céline Thoulouze, son éditrice depuis plus d’une décennie, a publié son dernier roman, “Un si bel horizon”, début 2022.
Elle faisait partie des dix auteurs les plus vendus en France, bien qu’elle n’ait jamais été diffusée à la télévision et qu’elle n’ait reçu que peu d’attention dans les sections littéraires des journaux.
Elle a écrit près d’une cinquantaine de livres, dont plusieurs ont été d’énormes succès et/ou ont été adaptés pour la télévision (comme “Terra Indigo”). Ses livres se sont vendus à plus de 15 millions d’exemplaires et ont été traduits en 12 langues. La directrice générale du groupe Editis, Michèle Benbunan, a exprimé ses condoléances à la famille de Françoise Bourdin dans une déclaration à l’AFP en apprenant son décès.
Selon l’estimation de Michèle Benbunan, Françoise Bourdin a « su conquérir un large lectorat » avec ses près de 50 romans grâce à leurs « histoires de famille », « drames » et « joies », ainsi qu’à leur écriture « lisse et ciselée ». Elle a poursuivi en disant : “L’équipe d’Editis gardera toujours le souvenir d’une femme passionnée et indépendante qui aimait parler de son amour de la vitesse, des chevaux et des voitures.”
La romantique à la voix un peu rocailleuse de la fumée de cigarette impénitente avait quitté Paris pour écrire sur les familles parce qu’elle croyait que les lecteurs pourraient s’identifier à leurs expériences.
