
Lou Jeunet Parents – En 1986, Lou Jeunet s’inscrit à l’Idhec pour suivre des études de cinéma en section Production et Montage. Elle fait ses débuts dans l’industrie en tant que superviseure de scénario stagiaire sur le tournage de Frantic de Roman Polanski.
Après avoir rencontré le scénariste de cinéma Gérard Brach, elle trouve l’inspiration pour se lancer dans l’écriture. Ainsi, en 1995, elle écrit et réalise son premier court métrage, Le Beau Pavel, avec Jeanne Balibar, primé au Festival d’Alès.
En 1998, le Festival du film policier de Cognac choisit son premier téléfilm, Tout ce qui brille, avec Isabelle Carré et Annie Girardot. En 1999, elle réalise La Fille préférée, avec Laurence Côte, dans lequel elle aborde le thème incestueux.
Le téléfilm a été salué par la critique des deux côtés de l’Atlantique, remportant deux prix au Festival de télévision de Monte-Carlo et un clin d’œil aux Emmys internationaux. Le réalisateur consulte alors Mireille Perrier pour enquêter sur l’effondrement de l’industrie textile à Calais.
Lou Jeunet, le réalisateur, est né et a grandi dans la ville de Dijon. Samedi 1er octobre à 20 heures, France 3 a diffusé sa nouvelle “De miel et de sang”, un polar à double narration dont elle a déjà imaginé une collection.
Ce n’est pas le premier rodéo de Lou Jeunet sur France 3 ; elle avait auparavant écrit un téléfilm se déroulant entièrement en Bourgogne, seulement pour avoir dû changer de lieu en raison de contraintes budgétaires et tourner la majeure partie en dehors de Paris. En 2004, il s’agissait d’un coup de vache.
Née à Dijon, Lou Jeunet fréquente « la classe d’Arnaud Montebourg » au collège Pardé puis sort diplômée du lycée Carnot. Ses parents étaient de grands cinéphiles (“exigeants, ils adoraient Bergman”), et c’est d’eux qu’elle a puisé sa passion pour le cinéma.
A dix-huit ans, elle voyage à Paris dans l’espoir de « réussir le concours de ce qu’elle appelle aujourd’hui la Femis mais qu’elle appelle l’Idhec (Institut des hautes études cinématographiques, NDLR) ».
Avec sa réalisatrice aux commandes d’une œuvre inspirée des photos érotiques de 1897, Curiosa, le premier long métrage de Lou Jeunet, sorti dans les salles françaises par Memento Films Distribution, s’annonçait comme un film extraterrestre, du moins sur le papier, sur fond d’une production cinématographique française certes diversifiée mais où, malheureusement, la pression des préventes télévisuelles étouffe trop souvent l’audace des jeunes cinéastes.
Où as-tu trouvé ce modèle ? Marie de Régnier était la fille de la poétesse Josée-Maria de Heredia et membre de la bourgeoisie culturelle parisienne.
Qui a pris ces photos Pierre Louys, charmant romancier qui ne cachait pas son appétit sexuel (“pour moi, ce qu’on appelle ‘l’amour’, c’est la satisfaction des sens”), a écrit sur deux personnages qui tissent une idylle secrète à travers des afterworks secrets qui sont pleins de nudité et hautement initiatiques (« il est important pour moi que je sois photographié dans des poses mal vues par la société morale »). Mais bientôt les sentiments entraveront leur plaisir.
Plutôt que d’être ton mari, je serai ton amant et je te montrerai comment pécher de toutes les manières possibles. Pierre (Niels Schneider), poète séducteur, regarde Marie (Noémie Merlant) lui filer entre les doigts tandis qu’il accorde plus de temps à son “ami”, Henri de Régnier (Benjamin Lavernhe), totalement dépourvu d’imagination. N’ayant pas le choix et la pression supplémentaire de soulager l’anxiété financière de ses parents, Marie se précipite tête première dans les bras de Pierre.
Mais entre-temps, il a amassé toute une collection de maîtresses, dont la superbe algérienne Zohra (Camélia Jordana), dont les mœurs sont assez laxistes pour l’époque en question et qu’il choisit parfois de partager avec ses amis ; car il s’avère que Pierre est plutôt un voyeur qui ne manque pas une occasion de compléter sa collection photographique de nus féminins.
Marie, qui fera tout pour gagner l’amour de Pierre et qui restera invulnérable même après que son mari aura découvert les photos érotiques que Pierre a prises d’elle, finira par être dévorée par la jalousie et la passion (“tu veux qu’il te traite comme une pute” ).
Curiosa contourne la grossièreté potentielle de son sujet en effleurant le sujet sans glisser dans le salace (le personnage de Zohra est au centre des quelques scènes “racées”), avec ses regards, ses impressions et ses couleurs, et ses échanges entre individus bien nés (“ne dis pas ‘je veux baiser’, dis ‘je me sens capricieux'”).
Le film se concentre principalement sur Marie (une fantastique Noémie Merlant), montrant comment elle lutte pour devenir indépendante de sa famille oppressive et de la société qui l’entoure. Cependant, la véritable nature des motivations de Pierre n’est jamais claire pour le public. Le résultat est un film incapable de s’engager pleinement dans le corps ou l’esprit, le laissant flotter sans but au milieu.
Un curieux mélange (la fin du 19ème siècle est rendue relativement moderne, notamment par la partition musicale new wave d’Arnaud Rebotini) qui ne manque pas de qualités, mais qui manque de cohérence pour vraiment embarquer le public. planche. Cela est aggravé par une performance d’acteur inégale et quelques épisodes narratifs excessivement accélérés.
Curiosa, réalisé par Lou Jeunet, est basé sur la correspondance et les photographies du couple français du XIXe siècle Pierre Lous et Marie de Régnier (née Marie de Heredia, également connue sous son pseudonyme, Gérard d’Houville), et dépeint leur passion , histoire d’amour qui brise les tabous sur fond de codes sociaux parisiens et des normes de l’époque.
Une carte de titre d’ouverture explique que “curiosa” était un terme courant chez les collectionneurs de l’époque, et qu’il aurait pu signifier “un objet, un livre, une photographie à caractère érotique”.
Gardant cela à l’esprit, il ne devrait pas être aussi surprenant d’apprendre que le film de Jeunet ne s’éloigne pas trop de la norme de l’érotisme français ; il est assez stéréotypé et a un ton et une esthétique résolument intermédiaires, conçus pour attirer l’attention d’un public bourgeois et répondre à leurs désirs typiques de jeter un coup d’œil.
