
Guillaume Mulliez Wikipedia – Le désir d’indépendance de Guillaume Mulliez l’incite à décider de créer sa propre entreprise. Ce jeune quintette dirige Dimo Gestion aux côtés d’une poignée de gérants actifs. Après avoir constaté la valeur d’équipes diversifiées et l’importance d’une répartition équitable des ressources, Guillaume Mulliez s’est donné pour priorité de mettre l’humain au cœur de son entreprise.
Ce mécène est furtif, modeste mais résolu ; c’est un peu un rebelle et un iconoclaste avec un bon appétit pour le risque et le sens des proportions. Fruit de la volonté de développer et d’agrandir… et d’entretenir !
Vous venez d’une famille d’affaires; Auriez-vous pu choisir de rester au bercail à la place ?
En effet, mais j’ai appris à aimer être seul. Après avoir terminé mes études, j’ai travaillé au Canada pour Phildar (fondé par son arrière-arrière-grand-père, NDLR), puis en Californie pour un grossiste basé aux États-Unis.
A mon retour en France, la région Rhône-Alpes m’a semblé vivante et culturellement proche de ma propre Amérique du Nord par son héritage textile, son industrialisation ultérieure et son esprit d’entreprise.
L’une des principales raisons pour lesquelles je veux créer ma propre entreprise est que je m’oppose fermement à avoir un mécène. Du coup, j’ai tout fait pour ne pas l’avoir. J’ai également pris goût à la création d’entreprise en participant à la création du Réseau Entreprendre Rhône-Alpes, qui repose sur le principe d’entrepreneurs apportant temps et argent à ceux qui portent des projets qui pourraient un jour devenir concurrents.
C’est ainsi qu’en 1995, j’ai sauté sur l’occasion pour reprendre le bureau lyonnais de Cerg Finance, éditeur de solutions pour la gestion financière. J’ai demandé à cinq “moteurs” de l’entreprise de m’aider à organiser la rentrée.
Nous avons misé 400 000 francs suisses dans l’espoir de réaliser un profit et d’utiliser les bénéfices pour poursuivre la croissance de notre entreprise. Nous avons été multipliés par seize en seulement cinq ans et employons aujourd’hui plus de deux cent trente personnes. Nous avons autofinancé notre expansion et lancé d’autres initiatives pour nous lancer nous-mêmes.
Vous choisissez de lancer l’aventure avec des partenaires ; à quel point cette décision était-elle cruciale pour vous ?
Le succès collectif, à mon avis, est plus important que le gain individuel. En 1995, j’ai acheté 49% des actions de la société qui allait devenir Dimo Gestion afin de leur montrer que moi aussi je me sentais obligé de défendre les valeurs de la société. Je dois dire que vous faites un fantastique gardien de la volaille ! Il y a actuellement environ 120 personnes liées au capital, avec des salariés pouvant souscrire des actions de l’entreprise. Actuellement, 40 managers détiennent des stock-options.
Une équipe efficace est une équipe dont les forces des membres se complètent. En tant que nouveau conseil d’administration, nous avons établi la règle selon laquelle toutes les décisions importantes doivent être prises à l’unanimité. Nous avons peut-être besoin de deux fois plus de temps qu’une entreprise qui prend des décisions à la majorité simple, mais une fois qu’une décision a été prise et que le projet a commencé, il est vraiment terminé. Et si on fait une erreur, ce n’est pas grave puisqu’on recommencera. La clé est d’éviter de devenir indécis.
Quelles similitudes voyez-vous entre l’approche de Mulliez et la vôtre ?
Tout au long de ma vie, ma plus grande peur a toujours été de ne pas répondre aux attentes. Entreprendre signifie assumer et mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires à la réussite. J’ai appris qu’il est acceptable de prendre des risques calculés, tant que cela ne compromet pas tout ce que vous avez accompli.
Comme le dit le dicton chez les Mulliez, « mon verre est petit mais je bois dans mon verre », et une fois le modèle mis au point, il sera entièrement déployé. Sinon, vous devez apprendre à vous arrêter car la vraie menace est la malhonnêteté absolue.
Une entreprise, comme on dit dans ma famille, se construit sur les trois piliers que sont le mécénat de projet, le conseil et le contre-pouvoir. Pourtant, si l’entreprise est dépendante de ces trois facteurs, elle pourra se remettre de l’échec de l’un d’entre eux.
Aussi, je suis conscient que rien n’est jamais vraiment gagné ou perdu, mais tout est gagné. Nos croyances découlent de la foi chrétienne et s’inspirent fortement de l’éthique du scoutisme. Valeurs de progrès, valeurs de bonheur, valeurs d’engagement et valeurs d’optimisme.
de la jeunesse et de l’entreprise : quel est-ce sa raison d’être ?
Seuls ceux qui ont planté des graines ont vu des fruits cette année, alors nous plantons les nôtres. Toutes nos messageries sont centrées sur des compétences et des solutions spécifiques plutôt que sur l’entreprise elle-même. Cette plateforme est un cadeau pour nos clients à qui nous proposons des conférences et des ateliers professionnels.
Parce que nous n’accomplissons rien par nous-mêmes, c’est aussi une façon d’apparaître à nos partenaires. Nous étions une centaine pour la première édition, et près d’un millier cette fois-ci. Les conférenciers faussent fréquemment les informations qui nous ont été données.
Cette année, nous avons invité le charismatique et plutôt intimidant Frère Samuel Rouvillois. Il souligne la responsabilité que nous avons d’accueillir cette nouvelle génération curieuse et de l’aider à mûrir par une pression constructive. Nous avons l’obligation de rassurer ces enfants que l’avenir ne sera pas aussi sombre qu’ils ont été amenés à le croire. En quoi pensez-vous avoir réussi en tant que propriétaire d’entreprise ?
